Marie-Lou Dubois-Koné

Chère visiteuse, cher visiteur,

Eh bien… c’est moi qui alimente la Feuille azimutée

Je suis enseignante et médiatrice culturelle. Si tu prêtes l’oreille et un regard attentif, ces deux emplois finiront bien par te révéler ce que je souhaite partager.

N’hésite pas à laisser tes commentaires, il n’y a rien de plus nourrissant.

Bonne lecture !

Comment suis-je arrivée  à ces deux emplois ? La première expérience, incontournable, me renvoie directement à l’enfance. L’adulte que je suis devenue se trouve pétrie de la tradition orale dont on l’aura bercée. Si mon imaginaire est un patchwork, c’est parce que ma mère et ma tante l’auront brodé en disant, en chantant, en dansant. C’est parce qu’elles auront exploré plusieurs dimensions du langage pour accomplir ce partage. C’est ainsi que pour moi, la transmission et la créativité ont fait sens. C’est ainsi qu’elles ont occupé une place centrale dans le regard que je souhaite poser sur l’existence. 

Mon éducation a également fait naître une intarissable curiosité : comment les artistes (« reconnus », « méconnus » ou faiseurs d’art concédant peu d’importance à ce type de dénomination) partagent-ils leur vision du monde ? C’est la question à laquelle je tente de répondre en fréquentant un grand nombre d’espaces sociaux investis par la culture.  

Visiter une expo photo ou un musée, écouter un disque fabuleux ou assister à un concert. Découvrir les performances de danseurs ou de circassiens. Se suspendre au fil d’une trame théâtrale puis le dérouler pour le faire sien. Se laisser porter par une lecture musicale,  les déclamations d’une scène slam ou spoken word. Suivre des déambulations, observer des installations.  Lire et relire un recueil de poésie, un roman, un essai qui éclaire, interroge, fait sourire ou rager.  Voir et revoir un film qui parle d’ici tout en venant d’ailleurs. Se faire une place parmi les interlocuteurs  d’une émission de radio…

En tant que spectatrice, je souhaite être questionnée, surprise,  déroutée. C’est toujours une occasion de me redéfinir au travers de multiples postures : humaine, femme, citoyenne, etc. Qu’il ait lieu dans un squat ou dans un musée, sur une scène ou à l’angle d’une rue, qu’il soit projeté sur un de mes murs ou dans une salle obscure, je réponds avec enthousiasme à l’appel  du spectacle.